Haïku de mes ami.e.s
Elle est bleue
Remplie de mille possibles
La mer porte et submerge
(P.)
Récif dans le vent,
Douche chaude à l'arrivée :
Janvier aux Açores
(P.)
À défaut de tes bras
Je rejoins ceux de Morphée
Pour d'autres aventures plus ensoleillées
(J.)
Le vent glacial
À mes deux oreilles
Obstinément s'accroche
(Ami.e de S.)
Désordre et chaos
Reviennent au galop
Incandescente la spirale de roches dansantes
Atténue sa fièvre folle
(D.)
Les toits embrumés
Pluie givrée sur les trottoirs
Ombre douce nuit
(N.)
Sur la route
Je regarde passer
Le temps
(J.)
Une cigogne tousse son cigare
L'enfant se réveille
Plume en chute libre
(F.)
Personne n'a vu
Qu'ensemble ils sont ravissants
Ces longs poils de culs
(M-L.)
Ombrage nourricier fendu de jour
Ton Chant règne sous la canopée
(D.)
Si seul,
Il s'amuse à faire bouger son ombre
Pour voir.
(F. - ce n'est pas de F. mais le haïku lui sied bien)
Dans le vent
Une étoile sur les cheveux
Elle parcourt les toiles à cheval
(C.)
Givre poussiéreux
L'espace résonne à nouveau
Tout est blanc dedans
(H.)
Haïku de la nuit
Emmitouflé dans mon lit
J'espère rêver
(R.)
Ça fait un moment
Quelques années même
Et je n'ai toujours pas de haïku
(B.)
-- Alice Coltrane, Journey in Satchidananda : https://youtu.be/-_CyntV0eqg
Il vaut mieux qu'il pleuve aujourd'hui plutôt qu'un jour où il fait beau.
(Le père d'un ami de S.)
Le ciel est nuit
Un train qui chante
Sommeil surgit
(F.)
La nuit est tombée
Le soleil lumineux
Étoiles filent
(P.)
Les nuages gris
En forme d'îles flottantes
Sont un dessert triste
(G.)
pas assez dormi
le réveil bip bip bip
et maintenant café
--
j'arrive pas lire mes
textos le matin parce que
ma vision est floue
(R.)
La mer s'éloigne
Le temps semble s'en être allé
Et toi tu restes
(E.)
Le froid hivernal
D'une balade sur la Seine
Le café.
(E.)
Fear of the unknown
Mystery it is
A gift you need to see
(L.)
L'amie de Juju ?
Dont elle me parle sou-
Vent, brise d'amour.
(F.)
haiku syllabes
never sure about the rules
c'est pas grave en fait
(R.)
Les lustres dans le miroir,
Dans la vitre sans teint,
Les lustres dans la vitre.
--
Je t'aime toi qui va venir
Rien ne m’empêche de l’écrire.
--
Mon paradis dans son opposition anamorphe :
Rivière et mer.
(C.)
Le soleil ce matin
S'est levé dans la brume
Atténuant son feu
Il s'est habillé
En lumière de lune
(S.)
Je vais et reste là
Si un jour se trouve la vie
Such, denn noch ist Zeit
--
Flieg soweit Du kannst
Hoch und tief so schön wie Licht
Da wo sein wohl lohnt
(I.)
Tout fuit, tout passe
Un rien vit et s'efface
_ L'éphémère sans cesse
(S.)
Lumière sur la peau fait briller
yeux tes yeux
(J.)
Une terre dormante
Au milieu de la forêt
Froide et blanchie par le givre
(W.)
Faire la paix avec
Ses toutes premières amours
Au ventre renaître
(M.)
La mer verte et lisse
Le fond brille son plus beau calme
Deux Mondes se voient eau
(I.)
J'ai dû oublier
Mon sandwich à la maison
J'ai une faim de loup
//
I did it again
Let my brown bag lunch at home
For the thirteenth time
(J.)
Regarde ! Un cerf-volant !
Mais voyons c'est un oiseau
Écoute la vie
(É.)
Les phares blancs jaunes et rouges
Dans la brume d'hiver
La nuit est noire et sans lune
(R.)
Je suis fou
Nous sommes dieu
Rappelle toi le suave
D'une brume écrue
(W.)
Demande de haïku lue en pleine nuit
Au matin, l'oubli
(F.)
Nuit prématurée
Où quelques flocons scintillent :
Le froid grand silence
(H.)
Le raton-laveur qui se prélasse
À la lueur d'une lune ombrageuse
Fait rire le bouddha
(S.)
Un soleil d'hiver
Inopiné mais givré
Été où es-tu ?
(A.)
Une bouse de vache estivale
Les mouches virevoltant
Un pied qui se scratche dedans
(F.)
Dans le train pour Köln
Après 6 jours à Berlin
Les yeux joyeux
Et les mois à venir
(J-P.)
Une soirée d'hiver
Le feu des cheminées
Absorbe mes pensées
(É.)
La voie aérienne
Délaisse le ciel et ses anges
Mon ciel est coupé
(L.)
Weiter hoch hinauf
Sonnenbad im Gipfelglück
Endloser Weitblick
--
Liebesbekundung
Neugieriger Begleiter
Vier Pfoten voll Glück
(R.)
Les plumes du ciel
Étreignent leurs courbes froissées
Des espaces qui s'élancent
(J.)
Des oiseaux me frôlent
Une pensée
J'ose à peine
Goûter le monde
(A.)
et même si qu'on
qu'une chaise, un bol, une forchette
on souper ensemble
(H.)
la maison vide
la machine tourne
comme les pensées
(J.)
Oh le beau ciel d'hiver
le doux bruit de la scie circulaire
faut qu'j'appelle ma mère !
(J.)
Marche la ballade
Au pas balafré
Sur le gravier pluvieux
Une pomme baigne
Dans le liquide endormi
D'un pot en verre
Le roseau oscille des oui et non
Aux questions du vent
Réveillant la terre en silence
(M.)