Marie Papillon

Chap.2 - résonance - Hartmut Rosa - palimpsestes

Le MOI papillon est-il l'expression de mon CORPS-PROPRE (Leib) ?

Je ne sais pas. À partir du moment où il s'agit d'une forme de réification du MOI:

je me façonne ici et j'instaure d'une certaine manière là encore une relation muette au monde. D'ailleurs, je bavasse volontairement un peu toute seule.

Cependant, j'ai le sentiment que cette pratique d'écriture est malgré tout une forme de résonance très forte. Après tout, je m'exprime. Par ce mouvement, quelque chose se passe dans ma psyché et dans mon rapport au monde, j'en suis certaine. Ce lieu est un rendez-vous. Il me stimule, me donne des idées que j'essaye d'appliquer ensuite autrement.

Attentions que je souhaite porter :

je vais par exemple continuer de dire "je suis fatiguée" quand c'est le cas.

Critique que je pourrais faire de ce chapitre :


NB : je me demande ce que Hartmut Rosa peut bien penser du cliché, de la stigmate, de l'image, de la photographie, de la vue/de l'œil qui fixe en général... du haïku même, qui saisit lui aussi quelque chose ?


Le haïku est-il une forme de résonance ?

Il me semble que oui si, quand il est tracé d'un seul geste sur le pont d'un bateau avec une serpillère, après y avoir réfléchi toute une journée, on laisse le soleil ou la pluie le noyer ou l'assécher, de sorte qu'il s'efface.