bivouac
autour du feu de camp, musique
la soirée touche à sa fin
j'entonne la mélodie de Rilke que tu m'as apprise et je la répète
jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que le vent qui chante au travers des montagnes et du feu
sceau d'eau ils éteignent le feu
balet des lampes torches dans la nuit
puis l'obscurité
la masse sombre des pics rocheux
la clarté du ciel
étoilé si fort
il n'y a pas de pollution lumineuse
je m'étends et me laisse happer par le ciel
jusqu'aux vertiges
certaines étoiles là haut sont déjà mortes dit-on
ta chanson
sous le même ciel
comme dans tes bras
et pourtant tu n'es pas là
et si tu étais là
ciel magnétique
sous le même ciel
comme dans tes bras
dans la tente
mon sac à dos comme oreiller
l'odeur du pain frais farine complète
acheté l'après-midi
bonne nuit
(j'ai plein de questions sur l'amour qui dure
j'aimerais te les poser)